Journée scientifique : « Persécutions »

 

perse

Télécharger le bulletin d’inscription persécutions

Samedi 12 mars de 9h30 à 18h00

Jacques André Psychanalyste
Catherine Chabert Psychanalyste
Aline Cohen de Lara Psychanalyste
Ellen Corin Psychanalyste
Gilbert Diatkine Psychanalyste
Patrick Guyomard Psychanalyste
Bruno Karsenti Sociologue
Philippe Valon Psychanalyste
Benoît Verdon Psychanalyste

Association du Quartier Notre-Dame des Champs
92 bis boulevard Montparnasse
75014 Paris

Participation aux frais 50 euros (étudiants 10 euros)

Contact : grpc.asso@gmail.com

Argument
Persecutio, le mot puise son origine au latin ecclésiastique, de quoi rappeler qu’entre toutes, les persécutions religieuses disposent dans l’histoire d’un triste privilège, inséparable sans doute du jour ou un dieu s’est pris pour le seul.  L’histoire contemporaine n’y échappe pas, à l’heure ascendante des intégrismes. Les systèmes totalitaires (non plus un-seul dieu, mais une-seule pensée, un-seul maître) ne sont pas en reste, qui construisent un dedans sans dehors possible. Il arrive que « se sentir persécuté » relève d’une juste perception de la réalité sociale et politique environnante et non d’une folie projective.
En psychanalyse, le mot doit beaucoup à la paranoïa, qui cultive la persécution jusqu’au délire. Faut-il pour autant en réserver l’usage  à la psychose ? La persécution rejette au dehors la haine, la honte, le désespoir que l’on ne supporte pas au-dedans. Le « il » prend la place du « je ». Car c’est bien, chaque fois, l’étreinte du moi et de l’autre qui s’emballe et tente de se défaire lorsque la peur de ne plus être aimé  se transforme en conviction d’être haï. Folie sans doute, mais que celui qui l’écarte complètement jette la première pierre.
« Vos mots disent de vous plus que vous en savez, plus que ne voulez bien en dire ». L’interprétation analytique se laisse traduire sans peine dans les termes de la persécution, ce qui rend d’ailleurs son usage si délicat quand domine chez l’analysant une dimension projective. Elle surgit pourtant régulièrement dans les cures : excès de haine ? excès d’amour ?  Le transfert peut-il  échapper à cette passion ?

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