La jalousie

Journée scientifique


Samedi 19 mars 2022 de 9h30 à 17h30

Télécharger le dépliant avec bulletin d’inscription


Journée organisée par Jacques André et Catherine Chabert 


INTERVENANTS

Jean-Louis Baldacci

André Beetschen

Catherine Chabert

Estelle Louët

Sylvain Missonnier

Alexandre Morel

Association du Quartier Notre-Dame des Champs
92 bis Boulevard Montparnasse, 75014 Paris

(Un passe sanitaire vous sera demandé pour pénétrer dans la salle)


Argument

Banale, singulière, tragique, ridicule, violente, insidieuse, amoureuse, fraternelle…Les voix de la jalousie se font entendre avec la régularité  des composantes  essentielles de la vie psychique. Celles qui entremêlent les intérêts du moi et de l’objet à l’aune des pulsions et de leurs destins, celles qui construisent les identifications et fomentent les conflits, celles qui composent entre principe de plaisir et de déplaisir, celles qui régentent la réalité interne et la réalité externe dans les relations à l’autre. C’est sans doute la part de passion exaltée par la jalousie qui lui donne sa puissance inspiratrice depuis la nuit des temps. C’est peut-être aussi parce que, au-delà de la vie amoureuse qui reste son lieu d’émergence le plus manifeste, au-delà de l’intimité de la psyché individuelle, elle peut diriger, souterrainement, l’ordre du monde.
Pour les analystes, la jalousie pourrait s’articuler à partir du triptyque freudien : jalousie-homosexualité-paranoïa. Non pas pour en définir les caractéristiques psychopathologiques mais pour en dégager les axes majeurs. Amour et haine incroyablement confondus dans l’excès de la passion oedipienne restent bien sûr déterminants. Mais s’imposent quand même d’autres forces : la part narcissique des identifications et des choix d’objet ; la prégnance de la projection qui constitue un enjeu puissant, justement parce qu’elle cesse d’être cantonnée dans le champ des premiers temps de la vie ou de la psychose. C’est parce qu’elle s’offre comme un objet d’étude curieusement familier et quand même étranger, parce qu’elle  nous provoque avec un entêtement jamais démenti – dont l’actualité brûlante continue de nous tourmenter- qu’il nous faut, avec le même entêtement, y revenir régulièrement. Au lieu qui nous importe… dans l’analyse et dans le transfert.

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